manie manie

manie manie
Réalisation : Rintaro, Yoshiaki Kawajiri et Katsuhiro Otomo
Scénario : Masao Maruyama, Rintaro, Yoshiaki Kawajiri et Katsuhiro Otomo
Avec les voix de Yû Mizushima, Hiroshi Ôtake et Kazumi Tanaka
Genre : fourre-tout
Durée : 50 minutes

HISTOIRE : Trois réalisateurs, trois histoires distinctes, trois mondes complètement différentes : Labyrinthe où une jeune fille et son chat découvrent un monde clownesque ; Le Coureur est une histoire de courses automobiles ; Arrêtez le travail dans lequel un ingénieur doit faire face à la grève de robots.

Une révolution ça ne se fait pas du jour au lendemain. L'apocalypse est toujours précédée de signes avant-coureurs et les grands bouleversements ne sont pas la simple résultante d'un évènement précis. Si on peut noter un point de rupture entre l'avant et l'après, celui-ci est plus l'indication d'un point de saturation où la somme de multiples enclenchements est tellement importante qu'on ne peut plus en faire impunément abstraction. C'est ainsi que l'animation japonaise provoqua un véritable engouement de par le monde avec la sortie de la bombe Akira en 1988. Il faudra certes attendre plus d'une décennie avec le voyage de Chihiro en 2001 pour que la masse accepte définitivement ce mouvement artistique mais cette adaptation du manga de Katsuhiro Otomo remit complètement en question les cinéphiles par son ambition et son intelligence. Est-ce pour autant une ½uvre sortit de nulle part ? Absolument pas puisque cela fait des années que les animateurs japonais se livre à des projets audacieux et mature. Il n'y a qu'à citer Nausicaä de Hayao “dieu le père tout puissant” Miyazaki qui livra quatre ans plus tôt ce magique chef d'½uvre d'envergure.

Malheureusement, comme beaucoup avant Akira, le succès du film resta local puisque la vente internationale sera une véritable calamité avec l'exploitation d'un montage charcuté (trouvable en dvd dans certaines grandes surfaces sous le nom la princesse des étoiles). On ne compte pas les sorties sacrifiées et les ½uvres rendu injustement invisible avant que certains chefs d'½uvre remettent tout le monde à sa place. C'est un peu le cas des travaux de Otomo antérieure à Akira qui sont depuis longtemps invisible. Une lacune qui heureuse a été corrigé dernièrement. Après la sortie de robot carnival l'année dernière, l'éditeur Dybex ressort du placard le fabuleux MANIE MANIE, autre film à sketch de renom annonçant clairement la peinture quant aux aventures de Keneda et Tetsuo débarquant tout juste deux ans plus tard. Une exploitation tardive alors que le support dvd arrive au crépuscule de sa vie mais qui ne doit en rien gâcher notre enthousiasme malgré une sortie sans tambour, ni trompette. C'est d'ailleurs d'autant plus dommage que, malgré une durée réduite de 45 minutes, manie manie est bel et bien une ½uvre majeure.

C'est à Rintaro, le réalisateur de metropolis et harmagedon (sortie en dvd couplé avec manie manie), que revient l'honneur d'ouvrir et de clôturer le bal. Un honneur mais également une exigence pour offrir aux spectateurs une entrée en matière digne de ce nom. Et on peut dire qu'il réussit admirablement bien son coup avec labyrinthe. Pourtant, dieu sait qu'il est bigrement difficile d'en parler concrètement. On pourrait dire que derrière ce titre passe-partout se cache une énième variation d'Alice aux pays merveilles, ce qui en résumé apparaît le plus plausible (plongée dans un miroir et guide énigmatique à l'appui). Mais cela apparaît trop limitatif par rapport à une ouverture laissant entendre des enjeux plus complexes. De toute façon, compréhensible ou pas, labyrinthe est un trip court (tout juste une dizaine de minutes) mais qui marque durablement les esprits (ce qui n'est pas rien avec une fenêtre d'exploitation si réduite). Naviguant entre David Lynch et Stanley Kubrick, ce premier sketch s'apparente à un véritable festival d'images hallucinatoires et hallucinantes. Porté par une ambiance sonore immersive et des mélodies fabuleuses, labyrinthe se caractérise par des images graphiques de toute beauté sachant que l'intérêt d'un univers à la Lewis Carroll repose autant sur un esthétisme de féerie que sur une ambiance macabre. La haute qualité de l'animation nous laisse un peu plus immerger dans cet univers à la stylisation prononcé enchantant. En une poignée de minutes, Rintaro livre un récit plus inventif et merveilleux que beaucoup de film sur plus de deux heures.

Difficile pour Yoshiaki Kawajiri, le réalisateur des jouissifs ninja scroll et vampire hunter D, de reprendre le flambeau. Force est d'admettre que le bonhomme n'y arrive pas et livre le segment le moins intéressant des trois. le coureur est sûrement la partie qui se repose le plus sur un certain classicisme que ce soit dans l'utilisation de l'animation (bien plus conventionnel que sur labyrinthe) et de l'histoire (l'ultime course d'un sportif dans une discipline entre rollerball et speed racer). Le script souffre énormément de sa faible durée, contrairement à Rintaro et Otomo qui arrive parfaitement à s'accorder avec. En reposant moins des ficelles évasives comme labyrinthe, le coureur frustre par ses enjeux brouillons avec la caractérisation sommaire de son personnage principal (obsédé par la victoire, ambigu dans son rapport à la mort, télépathe...). Le fait de ne pas trop saisir les tenants et aboutissants chez Rintaro n'avait guère d'importance puisque le concept de ce dernier se fondait sur une débauche visuelle. Cela est plus handicapant et frustrant ici puisque Kawajiri cherche à relater une histoire concrète. Reste néanmoins quant dépit d'artifice agaçant (une voix off sans grande teneur), le sketch se laisse suivre. Dopé des graphismes virils de Kawajiri, le coureur se montre assez spectaculaire dans sa conception (notamment lors d'une impressionnante série de mise à mort) pour retenir l'attention.

Il ne reste donc plus à Katsuhiro Otomo de boucler le travail même si il intitulera son segment ironiquement stopper le travail. En vingt minutes, Otomo livre un fourre-tout plutôt bien organisé des thématiques et des pistes narratives qu'il souhaiterait au gré de sa carrière (et qu'il fera). C'est donc avec une certaine absurdité (se retrouvant dans le sketch la bombe puante dans memories) qu'il nous relate la mésaventure d'un pauvre fonctionnaire chargé d'empêcher les robots de poursuivre la construction d'un bâtiment dans une zone inexploitable. Si on regrettera qu'Otomo mettent un peu de côté le rapport entre une industrialisation inéluctable et la force de la nature, on ne peut que se rassasier de l'esprit comique dont il fait preuve pour dépeindre l'enfer robotique. Tel un Isaac Asimov, Otomo s'interroge sur les dangers d'une programmation robotiques sommaires et des contradictions désastreuses que celles-ci font naître. Une thématique qui se traduit visuellement par d'incroyables séquences de destruction massive où quantité de mécanique fantaisiste vont au casse pipe comme si de rien n'était. Le spectacle recèle donc un certain fun sans pour autant sacrifier un fond pertinent.

Extrait de tout ce qui fait la réussite du cinéma d'animation japonais, manie manie est un phénoménal bijou du genre. On s'enivre les sens avec Rintaro, on titille l'adrénaline avec Kawajiri et on réfléchit en s'amusant avec Otomo. Il s'agit définitivement là d'un indispensable.

# Posté le samedi 14 juin 2008 05:18

JCVD

JCVD
Réalisation : Mabrouk el Mechri
Scénario : Frédéric Bénudis et Mabrouk el Mechri
Avec Jean-Claude Van Damme, Karim Belkhadra et Jean-François Wolff
Genre : comédie
Durée : 1H36

HISTOIRE : Entre ses problèmes fiscaux, la bataille juridique qui l'oppose à sa femme pour l'obtention de la garde de son fils, les périodes de vache maigre du cinéma d'action qui voient même Steven Seagal lui souffler un rôle, Jean-Claude Van Damme est venu chercher dans son pays d'enfance le calme et le repos qu'il ne trouve plus aux Etats-Unis...


Contrairement à ce que voudrais nous faire croire diverses institutions aussi bien politique que médiatique, il n'existe pas qu'une seule réalité. Que l'objectivité puisse se dégager des dires d'un individu tient de utopie et il est impossible de parler de quelque chose sans y insinuer un avis personnel. Néanmoins, ces arguments de cette opinion constitut un indice de perception de la réalité d'une chose jugée. Chacun a un point de vu et ça n'est que par la somme de ces points de vu qu'on pourrait reconstruire une réalité complète et donc objective. Mais ce raisonnement est impossible à mettre en ½uvre puisqu'il est impossible d'accepter des opinions allant à l'extrême opposé des siens. Est cela dit un mal que nous coexistions dans une pluralité de réalité ? Forcément non même si elle entraîne des conséquences parfois fâcheuses envers le sujet considéré, tout particulièrement lorsque ce dernier est une personne. Tel est le cas de Jean-Claude Van Damme, JCVD pour les intimes.

D'un point de vu humain, le parcours des muscles de Bruxelles est exemplaire. Fasciné par les arts martiaux, il débarque sans un sou aux Etats-Unis mais avec une persévérance à toute épreuve (est-il utile de rappeler cette anecdote où il exécuta en plein restaurant une démonstration de ses capacités physiques pour épater un producteur ?). Par cet acharnement, Van Damme est devenu littéralement une marque, a brand name comme il le dit lui-même. D'une certaine manière, l'emploi de cette expression met également en évidence ses faiblesses. Car d'un point de vu artistique, l'apport de Van Damme au 7ème art est relative pour être gentil. A l'inverse d'autres acteurs typés du cinéma d'action comme Arnold Schwarzenegger, Van Damme est loin d'avoir tourné avec des grands. Oh certes, on nous resservira le couplet sur le fait qu'il a exporté aux States John Woo, Tsui Hark et Ringo Lam. Mais cela ne représente pas forcément grand-chose tant les joyeux trilles cités se sont retrouvés piégés dans l'inflexible machine hollywoodienne. Un peu comme notre ami Jean-Claude qui malgré ses envies de se consacrer à un cinéma plus audacieux, le bonhomme continu inlassablement d'enchaîné les direct-to-video tout pourris torché par des tacherons sans talent dans le trou du cul du monde.

On espère que ce film éponyme sera le fer de lance d'un nouvel envol pour l'acteur qui rappelons n'a jamais été aussi charismatique que ces dernières années. On l'espère d'autant plus que Van Damme se montre ici bel et bien immense. Si le film fut construit à la base pour surfer sur le succès de Jean-Philippe, l'ambition du métrage est tout autre. On retrouve bien cette volonté de construire un récit tournant autour d'éléments comiques et d'autres purement émotionnels mais tout se montre différent du fait de la complexité du personnage titre. La remise en question de Johnny Hallyday dans le film qui lui fut consacré n'a pas le même poids que celle de Jean-Claude dont la vie fut un véritable parcours du combattant et non une route bien entretenue. Les expériences multiples qu'il a vécu au cours de sa vie en font une personnalité plus complexe. L'état des lieues de sa situation actuel (certes romancé) en est déchirant tant l'acteur cherche à donner tout ce qu'il a alors qu'on sent à chaque instant un caractère pudique à se livrer ainsi. Difficile de ne pas avoir la larme à l'½il, il se lance dans un plan séquence formidable mais un peu déconvenue dans le récit où il fait le point sur son existence ce qu'il a parcouru, ce qu'il a fait et ce qu'il a donné. Un tel travail d'introspection et de générosité force l'admiration.

Néanmoins, ce travail d'introspectif se montre un peu trop en retrait par rapport aux attentes. Puisqu'il faut le rappeler, il y a une histoire à raconter. C'est donc dans le cadre d'un braquage que Jean-Claude Van Damme nous livrera ses états d'âme. Marqué par le cinéma 70's avec en tête de ligne un après-midi de chien de Sidney Lumet (dégaine de Zinedine Soualem à l'appui), Mabrouk el Mechri construit une intrigue simple, solide, répondant parfaitement aux arcanes du genre et coexistant plutôt bien avec le portrait de la star. Le choix d'une mise en scène documentaire se montre dans cette optique bénéficiale aux deux tableaux puisque permettant d'instaurer un état de sécheresse en accord avec les enjeux humains du film. C'est donc à grand coup de plan séquence admirable et sur une BO entraînante que Mabrouk el Mechri tamponne son histoire aidée par un casting étonnant. Van Damme certes dont el Mechri tire le maximum mais notera également Karim Belkhadra en fan transi de l'acteur de replicant, Zinedine Soualem en braqueur qui lui n'en a rien à foutre des muscles de Bruxelles ou encore François Damiens en commissaire cherchant à gérer la situation.

Néanmoins, on pourrait reprocher à Mabrouk el Mechri de s'écarter souvent de sa ligne de conduite 70's. À plusieurs reprises, le film fera preuve d'artifices loin de la forme épurée de la divine décennie. Il n'y a qu'à voir la narration. A la structure linéaire et banalisé tout à fait adéquate pour ce genre de sujet, JCVD est inutilement compliqué par une multitude de saut temporel. L'artifice est assez éreintant, peine à capter l'attention et à nous immerger dans les motivations de l'histoire. Le découpage avec des citations du film ne fait qu'aggraver la chose et à couper le spectateur du métrage. De la même manière, la réalisation n'assure pas constamment l'efficacité sans fioriture dont elle fait souvent preuve. La photographie cherche trop à styliser une ambiance terne avec des suréclairages du plus mauvais effet. Quant à certains moments caméra à l'épaule, ils sont insupportables comme lors du générique d'ouverture dont les images du tournage laissait pourtant présager un grand moment. el Mechri aurait il trop respecté l'éthique des productions habituels de Van Damme en cherchant à minimiser sur l'écran ce qui est classe en live ?

Ces fautes pourraient être considéré comme mineur mais elles aggravent tellement le visionnage que ça en est difficilement supportable. Cela dit JCVD reste une ½uvre qui vient droit du c½ur de ses auteurs et qui touche directement le notre. Sincère, généreux, honnête et tendre comme sa star.

# Posté le samedi 07 juin 2008 13:09

blood the last vampire

blood the last vampire
Réalisation : Hiroyuki Kitakubo
Scénario : Kenji Kamiyama
Avec les voix de Youki Kudoh, Saemi Nakamura et Joe Romersa
Genre : action
Durée : 45 minutes

HISTOIRE : En 1966, dans un Japon sous tension à cause de la guerre du Vietnam, des militaires américains stationnés à la base aérienne de Yokota doivent faire face à un danger inattendu : des vampires, immondes créatures se nourrissant de chair humaine, seraient infiltrés parmi eux. Une équipe d'agents secrets, spécialement formés pour combattre ces créatures de la nuit, est envoyée sur place pour les démasquer et les éliminer. Parmi eux se trouve une mystérieuse adolescente, Saya, dotée de pouvoirs surnaturels...


Je ne t'apprends rien cher lecteur si je te dis que l'esbroufe, c'est de la merde. Quoi de plus ennuyeux que de voir des hommes et des femmes se mettre à frimer en faisant n'importe quoi et cherchant la reconnaissance parce qu'ils sont les seuls à exécuté ces actions (ce sont-ils seulement demander pourquoi ?). La seule joie qu'on peut tirer de l'esbroufe est celle de la voir ce dégonfler comme une vulgaire baudruche. Car comme tout ce qui est superficiel et vide de sens, l'esbroufe ne peut fasciner la masse qu'un temps. Limité puisque reposant sur une mécanique tape-à-l'½il, elle ne peut que désintéressée par son impossibilité de nouveauté. A l'instar de l'humanité, le cinéma dispose de ces dégénérescences frimeuses. Celles-ci se fondent sur des artifices éculés chargés de provoquer des émotions chez le spectateur en lui en foutant plain la vue. Plus qu'un autre genre, les films d'animation sont sur le fil du rasoir dans cette politique. Le procédé du dessin animé est tellement porteur en soit qu'il ne semble pas forcément indispensable pour les concepteurs de livrer autre chose. Accumuler une technique brillante pour épater le spectateur lambda et puis basta... C'est ce qu'on reproche généralement à ce BLOOD THE LAST VAMPIRE. Néanmoins, à la revoyure, on peut se rendre compte que ça n'est pas forcément le cas.

Pourtant, tout joue contre blood à commencé par ses origines. Souhaitant mettre en avant les qualités d'une animation entièrement numérisée, le producteur Yukio Nagasaki recherche un projet auquel sera soumis des contraintes restrictives en terme de délais et de budget. Pour cela, Nagasaki va organiser un séminaire regroupant une somme de metteurs en scènes et de scénaristes. A chacune des réunions quotidiennes, ces derniers devront proposer un plan de travail susceptible de donner lieu à un film. Bien que l'entreprise bénéficie d'une certaine crédibilité par l'apport de l'excellent réalisateur Mamoru Oshii comme meneur de troupes, elle reste discutable puisque plus fondé sur une excitation effervescence (les auteurs passait des nuits blanches pour construire leurs histoires) que sur la recherche de synergie (c'est Oshii qui poussera les auteurs à combiner deux projets afin de donner naissance à blood). Tout ceci ressemble à une excuse pour pouvoir employé une technique novatrice à l'aube des années 2000. Celle-ci consiste à mélanger une animation 2D classique avec des effets spéciaux générés par ordinateur. Une sorte de mise en image de la culture japonaise, à la fois tourné vers les traditions mais irrémédiablement attiré par la technologie. Evidemment, cette méthode étant aujourd'hui rentrée dans la norme, on pourrait se questionner sur ce qu'elle donne désormais dans une telle ½uvre s'apparentant à une démo technique. Et bien elle survit très bien. Très à cheval sur l'utilisation de ces nouveaux standards, les concepteurs ont fixé un tel niveau d'exigence que le visuel du film se laisse voir toujours avec le même plaisir. D'autres productions ont beau être allé plus loin dans cette politique (ghost in the shell 2 pour ne citer que lui), blood tient encore le coup. Si on reprochera bien quelques effets vieillots (la piste de décollage numérique lors du final, certains personnages en vignettes inanimés dans la scène du bal), ces regrets sont bien maigres face à la qualité de l'animation et des audaces graphiques incroyables (la scène d'ouverture dans le métro cloue le bec dès le départ). Quitte à chercher un défaut, mieux faudrait citer un character design peu emballant avec des traits souvent grossiers.

Mais à l'animation qui passe brillamment l'épreuve du temps peut également se rajouter contre toute attente la qualité de l'histoire. Car le script est loin d'être inintéressant que ça une fois digéré la claque visuel. Blood pourrait s'apparenter à une sorte de relecture de Buffy contre les vampires dont le coté teen movie aurait été judicieusement viré. Pas de problèmes sentimentaux d'ados ici, le film exploite de manière radicalement différente son décor de lycée américain. Il ne s'agit là que d'une mission de couverture pour une héroïne vraiment bad ass contre des créatures vraiment bestiales. Un univers plus sombre et hargneux que la légère série télé de Joss Whedon. Malheureusement, sur une durée aussi réduite que 45 minutes, il était impossible de voir cet univers correctement développé. S'apparentant plus au pilote d'une série télé qui ne verra jamais le jour qu'à un film introductif, blood est plus que frustrant. Entre ses personnages aux sentiments opaques mais dont la sincérité crève l'écran et un traitement viscéral de la chasse aux démons, le film avait de sacrée carte en main. Faute de temps, le film n'a pas vraiment le temps de les exploiter. Le récit se montre agaçant en ne donnant que des éléments de réponses fragmentaires laissant de larges plages d'ombres sur les dessous de l'intrigue. En découle une minimisation des enjeux (le gentil doit éliminer les méchants) alors qu'on soupçonne au bout du compte des ramifications bien plus complexe (l'ultime séquence entre Saya et le vampire). blood reste une ½uvre avant tout donc tourné vers l'action. Et il s'en donne à c½ur joie au cours de ces nombreux affrontements nerveux porté par un accompagnement musicale monstrueux. C'est toujours ça de prit.

Bref, blood garde pour lui un visuel attrayant et une histoire aguicheuse. On regrettera que cette dernière fut finalement employé de le garde de cette entreprise tant elle aurait mérité un traitement plein et entier. C'est d'ailleurs avec une certaine excitation qu'on peut attendre le film live prévu pour dans quelques mois et qui devrait logiquement exploité ce qui était resté en suspens dans ce métrage d'origine.

# Posté le samedi 07 juin 2008 04:10

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : David Koepp
Avec Harrison Ford, Karen Allen et Cate Blanchett
Genre : aventure
Durée : 2H03

HISTOIRE : Nous sommes en 1957, en pleine Guerre Froide. Indy et son copain Mac viennent tout juste d'échapper à une bande d'agents soviétiques à la recherche d'une mystérieuse relique surgie du fond des temps. De retour au Marshall College, le Professeur Jones apprend une très mauvaise nouvelle : ses récentes activités l'ont rendu suspect aux yeux du gouvernement américain. Le doyen Stanforth, qui est aussi un proche ami, se voit contraint de le licencier. A la sortie de la ville, Indiana fait la connaissance d'un jeune motard rebelle, Mutt, qui lui fait une proposition inattendue. En échange de son aide, il le mettra sur la piste du Crâne de Cristal d'Akator, relique mystérieuse qui suscite depuis des siècles autant de fascination que de craintes. Ce serait à coup sûr la plus belle trouvaille de l'histoire de l'archéologie. Indy et Mutt font route vers le Pérou, terre de mystères et de superstitions, où tant d'explorateurs ont trouvé la mort ou sombré dans la folie, à la recherche d'hypothétiques et insaisissables trésors. Mais ils réalisent très vite qu'ils ne sont pas seuls dans leur quête : les agents soviétiques sont eux aussi à la recherche du Crâne de Cristal, car il est dit que celui qui possède le Crâne et en déchiffre les énigmes s'assure du même coup le contrôle absolu de l'univers. Le chef de cette bande est la cruelle et somptueuse Irina Spalko. Indy n'aura jamais d'ennemie plus implacable... Indy et Mutt réuissiront-ils à semer leurs poursuivants, à déjouer les pièges de leurs faux amis et surtout à éviter que le Crâne de Cristal ne tombe entre les mains avides d'Irina et ses sinistres sbires ?

Pour se préparer à la sortie imminente de JCVD (que l'auteur de ses lignes il croit que ça va être vachement bien), il n'est pas inintéressant de se replonger dans les propos des muscles de Bruxelles pour se rentre compte que le bonhomme dit des choses pleines de bons sens. Il n'y a qu'à prendre sa célèbre théorie de la cacahuète. Piqûre de rappel pour les incultes : "J'adore les cacahuètes. Tu bois une bière et tu en as marre du goût. Alors tu manges des cacahuètes. Les cacahuètes, c'est doux et salé, fort et tendre, comme une femme. Manger des cacahuètes, it's a really strong feeling. Et après tu as de nouveau envi de boire de la bière. Les cacahuètes c'est le mouvement perpétuel à la portée de l'homme". Sous des métaphores certes énigmatiques, l'ami Jean-Claude n'en met pas moins en exergue le paradoxe de l'homme. Celui de vouloir rechercher de nouvelles expériences, de nouvelles saveurs, de nouveaux goûts et celui de vouloir irrémédiablement revenir à des objets de désire qui nous avaient pourtant lassés. La mode, c'est la même chose. Celle-ci fonctionne de manière cyclique : ce qui est chic devient forcément ringard avant de redevenir chic. Au cinéma, cela se ressent plus que jamais ces dernières avec le come-back de certaines figures emblématiques du cinéma 80's. Après Rocky Balboa, John McClane et John Rambo, voilà que reviens l'un des héros les apprécié de notre enfance qu'est Indiana Jones. Une attente fébrile de plus de 20 ans qui en soit ne pouvait donner qu'une déception face à tant d'excitation. Ce que le vilain buzz de la projection cannoise confirma avec des avis quasi-unanime sur la faible qualité de l'épisode. Des avis exagérées ? En un sens, oui puisque INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE CRISTAL n'est en rien une purge ou un nanar mais c'est pas pour ça qu'on ressort enthousiaste de la projection.

Principal grief fait au film par les fans les plus endurcis de la trilogie ? Un scénario qui est loin de répondre au critère de qualité de la série. Force est d'admettre qu'il s'agit là de l'écueil, ce qui n'est pas rien en soit. Entre un humour parfois très faiblard (les marmottes) et des péripéties finalement peu nombreuses (tout particulièrement dans la première moitié), le script peinera à emballer à nous faire croire à l'excitation de son intrigue. La faute en revient à une narration décousue, aux enjeux mal situés (une entrée en matière peu immersive) et souvent brouillons (la caractérisation du personnage de Ray Winstone). A la ligne directrice simple et efficace des précédents films, ce quatrième opus peine à nous faire comprendre où il veut en venir et va jusqu'à nous perdre. Il faut dire que le surréalisme n'a jamais été employé avec autant de ferveur. Certes, les aventures de notre archéologue préféré n'ont jamais été des modèles de vraisemblance. Rien que dans les aventuriers de l'arche perdue, on pourrait noter l'hallucinant combat dans le camion où le docteur Jones s'amuse à passer sous le véhicule ou encore cette intrusion sur un sous-marin en immersion. Sauf que le royaume du crâne de cristal pousse le niveau de tolérance du spectateur bien trop loin. La plus belle illustration reste la séquence du réfrigérateur. Lorsque Tsui Hark faisait subir un sort similaire à Nicholas Tse dans time and tide, cela pouvait passer puisque l'explosion était circonscrit à un appartement. Voir notre bien aimé Indy utilisé le même stratagème pour ce protéger d'une bombe atomique est bien moins facile à avaler.

On a l'impression que le principe de la surenchère a voulu plus que jamais être mis en application pour se conformer aux standards hollywoodiens dont les géniteurs du projet sont pourtant à l'origine ! C'est comme si le film n'avait pas envi d'être dépassé par la mode actuelle comme le laisse supposer l'utilisation plus appuyée des effets spéciaux. Mais à trop vouloir en faire, on perd le spectateur qui n'est prêt à avaler des couleuvres que jusqu'à un certain point. Et ce point, il sera amplement dépassé lorsque le film touchera à sa théorie archéologique. On ne peut toutefois pas faire les incrédules face à la teneur du propos. N'importe qui s'étant renseigné sur la mythologie des crânes de cristal s'avait à quoi s'en tenir. Il était difficile néanmoins d'imaginer à quelle point celle-ci allait être employer de manière si démonstrative. Cela donnera lieu à quelques unes des séquences les plus embarrassantes du long métrage comme ce moment digne des ZAZ où les méchants cherchent à détruire les neurones d'Indiana Jones en l'obligeant à regarder un crâne. La rumeur courant sur le net veut toutefois que le responsable de cette calomnie soit George Lucas. Alors que Steven Spielberg et Harrison Ford étaient emballés et prêts à tourner un script signé par Frank Darabont, Lucas aurait mis son veto sur le projet. La raison ? Les extraterrestres n'étaient pas assez présents dans l'histoire. Le résultat ? Le script apprécié de Darabont est jeté aux orties et David Koepp (pourtant pas un manche d'ordinaire) est chargé de le réécrire en ajoutant bien les dits hommes verts. Au-delà du caractère douteux de certains passages, cette politique a surtout le désavantage de devoir accentuer les scènes explicatives. le royaume du crâne de cristal prend alors un tour inutilement bavard qui coupe son sens de l'aventure.

Cette orientation donnée au scénario est d'autant plus agaçante qu'elle ne laisse plus beaucoup de place dans ses 2 heures à des éléments au combien plus intéressants. Il s'agit tout particulièrement du traitement du personnage principal. Du haut de ses 60 printemps, Indiana Jones n'a plus forcément la même connotation qu'il avait d'antan. Figure vieillissante, Indy fait assez tâche dans le contexte des années 50 entre l'insouciance d'une jeunesse gominé et la paranoïa de la guerre froide. Il ne semble plus avoir sa place dans ce monde. Le gouvernement qu'il a si souvent aidé le regarde de travers, L'université le vire sans ménagement et il doit subir la disparition consécutive des 2 personnes lui ayant servis de figures paternelles. Malheureusement, le script ne tire pas parti de ces temps durs et ne fait qu'esquissé de thématiques intéressantes (la maladresse d'Indy dans la reconstitution d'un village typique américain). Il en va de même pour les rapports filiaux du film. Comme si la déconstruction du mythe Indiana Jones était trop prononcé dans la dernière croisade (ce qui est à demi-vrai), le royaume du crâne de cristal n'explore que peu celles-ci en ce contentant de jouer exclusivement sur un registre comique. On ne va pas vraiment cracher dessus puisqu'il s'agit là du seul moteur comique performant du film entre la convivialité de la relation Harrison Ford Shia LaBeouf et les pics avec Karen Allen. Mais il manque cette dimension dramatique qui semble ici définitivement mis au placard.

Dans ce cumul de déceptions, on se rattache à ce qu'on peut et en l'occurrence ça sera la réalisation. Difficile de dire en effet que l'équipe technique à mal torcher son boulot. Le talent de Spielberg dans le grand spectacle reste intact. Cumulant les plans d'ensemble incroyable pour saisir toute l'importance des cascades mise en ½uvre, le réalisateur de rencontres du troisième type montre toujours autant sa volonté d'allier un visuel impressionnant à la noblesse d'exigences artistiques. Le royaume du crâne de cristal apparaît presque comme une mise en bouche à son adaptation de Tintin tant le réalisation affirme plus que jamais son cachet bande dessiné. C'est donc comme le digne héritier de Carl Barks et d'Hergé que ce quatrième opus multiplie les décors factices du plus haut charme et les scènes pulp sur les teintes ultra colorés de la photographie. En dépit du faible nombre de scènes d'action (un seul gros morceau de bravoure avec la poursuite dans la jungle), celle-ci reste souvent toujours passionnantes pour ce travail technique impeccables même si John Williams livre une partition en pilotage automatique pratiquement indétectable. Néanmoins, cette prise d'attention sur l'aspect visuel reste assez critiquable dans sa manière de limiter la déception (le too much de la soucoupe volante atténué par l'excellence des effets spéciaux ?). Comme le dit le réalisateur Stephen Frears : “lorsqu'un spectateur dit qu'il a apprécié l'image, c'est qu'il y a un problème”. Et malgré le talent de l'équipe technique, on ne peut pas nier cela : le royaume du crâne de cristal a un problème.

Avec son scénario arthritique tranchant trop avec l'énergie des 3 autres opus, cette quatrième et dernière aventure d'Indiana Jones fait office de déception majeure. Cherchant à dominé une place forte qu'il a délaissé (on a quand même droit à une citation volontaire ou involontaire de the mummy), le film se perd dans ses excès et ne procure pas cette montée d'adrénaline qui émanait de la trilogie. Reste néanmoins un divertissement du samedi soir enveloppé avec un savoir faire inaliénable. Sauf que de la part d'Indiana Jones, on s'attendait à un peu plus...

# Posté le samedi 31 mai 2008 04:00

cleaner

cleaner
Réalisation : Renny Harlin
Scénario : Matthew Aldrich
Avec Samuel L. Jackson, Eva Mendes et Ed Harris
Genre : polar
Durée : 1H25

HISTOIRE : Ancien membre de la police de Trenton, Tom Cutler se recycle comme nettoyeur de scènes de crimes, un métier honnête qui lui permet d'élever seul sa fille Rose avec la conscience tranquille. Lors de sa dernière mission, il s'aperçoit que le crime dont il a effacé les traces n'a jamais été signalé à la police. Quand Ann Norcut, la femme qui habite la maison où il vient d'intervenir, lui demande de l'aider à trouver une piste sur son mari disparu, Tom comprend qu'il a été piégé. Pour éviter de se voir impliqué dans cet assassinat, il va falloir qu'il aide Ann à découvrir la vérité. Eddie Lorenzo, son ancien co-équipier et ami, peut l'aider. Mais Tom va vite découvrir que tout le monde garde de lourds secrets.

Hollywood, ton univers impitoyable... Hollywood glorifie la loi du plus fort... Ce qui marche pour la cité de l'or noir vaut bien pour le fief du cinéma, non ? Jungle sinistre où les modes défilent à une vitesse indécente, la façade plaisante de Hollywood cache un monde professionnelle sans scrupule. Il vaut travailler d'arrache pieds pour rester au top parce que sinon tu passes illico à la casserole. Comme le dit si bien Ricky Bobby dans le film éponyme : si tu n'es pas le premier, tu es le dernier. Une épitaphe dont énormément de personnalités ont fais les frais comme Renny Harlin. Pour le réalisateur d'origine finlandaise, Hollywood devint rapidement un havre. Le bonhomme est devenu en un rien de temps la coqueluche du milieu grâce à des cartons de 58 minutes pour vivre et cliffhanger. Grâce à son succès, Harlin avait la confiance totale des studios. A tel point que lorsque Carolco hésite entre deux projets de grande envergure (son île aux pirates avec sa compagne Geena Davies et le crusade de Paul Verhoeven avec Arnold Schwarzenegger), il lui donne la priorité au détriment de l'autre. Le résultat tout le monde le connaît. Avec un budget de 90 millions, le film n'en rapporte que 10. Un bide monumental figurant en tête de file des longs métrages les moins rentables jamais réalisés. A ce triste record s'ajoute la liquidation du Studio Carolco, l'avortement de l'excitant projet du Hollandais fou et bien sûr la complète perte de confiance envers Harlin. Après une telle débâcle, le bonhomme pouvait toujours rêver pour qu'on lui confie d'imposants projets de cette échelle.

La suite de la carrière d'Harlin se retrouvera irrémédiablement marqué par cette galère historique. Le bonhomme va en effet à partir de cette expérience complètement pété un plomb et se lancer dans des spectacles régressifs jusqu'auboutiste. Harlin n'a jamais pourtant été connu pour être un adepte de la finesse et ses précédents films se valent surtout comme de spectaculaire moment de bourinage. Mais Harlin va définitivement allé plus loin, atomisant toute frontière du bon goût et giclant sans aucun remords ses idées les plus azimutés à l'écran. Ça a commencé deep blue sea et ses aberrants requins numériques qui faisaient n'importe quoi. ça a continué avec driven où il réduisait à néant ce projet tenant tant à c½ur Sylvester Stallone entre une passion prononcé pour les postérieures féminins et des séquences de course à l'invraisemblance ahurissante. Il persévère avec mindhunters et ses inventifs meurtres port n'wak. Il aggrave encore plus son cas avec l'affaire l'exorciste : au commencement où il est chargé de réalisé en version gore craspec l'histoire précédemment tourné par Paul Schrader. Au gré de ses divers réalisations, il s'offrent des séquences pétés du bulbe qui méritent à elle seule de payer le prix de sa place. Malheureusement on finit par se lasser de tout et après presque dix de n'importe quoi revendiqué, Harlin commence à s'user de tous ses artifices. Ça se ressentait déjà avec le pacte du sang où le concept de Harry Potter pour teenager ne donnait lieu qu'à de rare séquences fendardes (on retiendra quand même le final à la DBZ) et ça se confirme avec ce CLEANER qui se montre son ½uvre la plus sobre depuis bien longtemps.

Pas d'effets spéciaux granguignolesque, pas de grosse crise de djeunisme, pas d'effet de montage shooté à la coke... Avec cleaner, Harlin revient à un style bien plus simple et dépouillé. On pourrait se satisfaire d'un tel revirement par rapport à ses précédents travaux si il ne signifiait pas le désistement d'un réalisateur s'avouant vaincu. En ne s'offrant que de rares excès (la grosse musique lors de la découverte de la scène de crime clef ou le montage à la hot fuzz lorsque le héros rentre chez lui), Renny Harlin montre surtout qu'il n'a plus envi de gâcher de l'énergie pour étaler sa putasserie caractéristique. Alors évidemment, ça en devient méchamment fade tout ça. Cleaner s'apparente en effet à une ½uvre créée pour le format petit écran et pas à la classe du grand écran (ce fut d'ailleurs un direct-to-dvd pour les Etats-Unis). Il faut néanmoins reconnaître qu'Harlin s'accoquine plutôt bien de son carcan télévisuel. En abusant du gros plan et concevant des cadrages volontairement étriqués prisonniant les acteurs, il offre un emballage adéquate et assez convaincant pour se laisser suivre.

Un sentiment identique à celui que laissera le scénario. Si on plaçait un certain espoir dans le script pour obtenir une ambiance 90's du fait de l'évocation d'un métier foncièrement inconnu (les nettoyeurs de scène de crime), cleaner se montre au final paresseux. Passé la mise en bouche alléchante, on suivra sans grand enthousiasme une intrigue conventionnelle sans grand rebondissement jusqu'à une révélation final prévisible (pas malin de confier un second rôle à un grand acteur). Manipulation, fausse piste, mécanismes brumeux... on ne nous épargne aucuns clichés qu'on ne connaîsse pas déjà et qu'on est pas vu en mieux. Les personnages sont de la même fadeur avec un développement au combien sommaire (mention à la crise de la petite adolescente et son geste final). Le fait de constituer un casting trois étoiles ne masquent pas cela mais au moins à atténuer tout effet désagréable : Samuel L. Jackson est toujours aussi convaincant, Eva Mendes est une belle plante verte (c'est pas ça qui va rassasier les spectateurs en rut de la nuit nous appartient), Ed Harris est impeccable, Luis Guzman et Robert Forster sont toujours plaisant à voir...

Bref, objet fauché par excellence (la VF de ne peut même pas s'offrir les doubleurs officiels), cleaner est un divertissement du samedi soir aussi vite vu qu'oublié. Ça se regarde et ça ne mange pas de pain autrement dit. On espère maintenant qu'Harlin nous offrira maintenant des films un peu plus ambitieux même c'est dans le nanar.

# Posté le vendredi 16 mai 2008 15:25